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Portrait de maison · Sainte-Anne-de-Bellevue
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Restaurant Le Surcouf

51, rue Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 1L5 · 1976

En 1976, les Bonnot quittent Montréal-Nord pour racheter une table française baptisée d'après le corsaire Robert Surcouf — leur fille de treize ans y lave la vaisselle; c'est elle, aujourd'hui, qui tient la maison.

L'histoire commence par un déracinement. En 1976, la famille de Dominique Bonnot change brusquement de cap, quitte Montréal-Nord et rachète un restaurant français de la rue Sainte-Anne, Le Surcouf, nommé d'après le corsaire malouin Robert Surcouf. «Pour moi, Sainte-Anne, c'était vraiment le bout du monde», racontera-t-elle à Voir. À treize ans, elle est à l'évier; le métier, elle l'apprend «sur le tas, comme on dit».

Partie au début de la vingtaine, elle n'aurait jamais parié revenir. C'est pourtant l'offre de vente de son père, une dizaine d'années plus tard, qui la ramène à la barre — et son premier geste sera le bon : aller chercher un chef associé, Serge Magnier, Français d'origine, qui cuisine à ses côtés depuis. «C'est le meilleur conseil d'affaires que mon père m'ait jamais donné», dira-t-elle. Plus d'un quart de siècle plus tard, le tandem tient toujours : elle en salle comme maître d'hôtel, lui aux fourneaux, avec le sous-chef Gerry Bouchard dans la brigade depuis plus de vingt ans.

Ce qui dure ici, ce sont les classiques — et les habitués y veillent. La maison a bien essayé de retirer le châteaubriand pour deux au profit d'une côte de bœuf : «Mais ça n'a pas passé», admet Dominique. Le steak au poivre flambé au cognac reste indélogeable, dans une cuisine française traditionnelle mariée au terroir québécois. Et la troisième génération est déjà dans la salle : Magali, gérante, petite-fille de la famille qui a tout commencé en 1976.

«J'ai commencé à faire la vaisselle à 13 ans et j'ai appris la restauration sur le tas, comme on dit»
À commanderLe steak au poivre flambé au cognac — le classique que les habitués refusent de laisser partir; le châteaubriand pour deux; les plats français traditionnels tournés vers le terroir québécois.
In 1976 the Bonnot family abruptly left Montréal-Nord to buy a French restaurant on Sainte-Anne's main street, named for the corsair Robert Surcouf; their thirteen-year-old daughter Dominique started at the dishwashing sink and learned the trade, as she told Voir, "on the job, as they say." She left in her early twenties, then took her father's offer to sell about a decade later — and her first move, bringing in chef-partner Serge Magnier, "the best business advice my father ever gave me," still defines the house: she runs the room as maître d'hôtel, he has held the stoves for over a quarter century, sous-chef Gerry Bouchard past twenty years. The regulars guard the classics — the flambéed steak au poivre and the châteaubriand for two survived an attempted menu change because, as Dominique admits, "it didn't fly" — and the third generation, manager Magali, is already on the floor.
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Sources : Voir, «Le Surcouf : une histoire de famille» (Héloïse Leclerc, 2017) — https://voir.ca/restos/2017/08/02/le-surcouf-une-histoire-de-famille/ · Restaurant Le Surcouf (équipe) — https://restaurantlesurcouf.com/en/team/