Portrait de maison · Petite-Italie / Villeray (à deux pas du Marché Jean-Talon)
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Restaurant Alep
199, rue Jean-Talon Est, Montréal H2R 1S8 · 1976 (ouvert le 15 juin 1976)
Ouvert le 15 juin 1976 par Georges Frangié, né à Alep, un an après son arrivée à Montréal. Sa femme et ses filles n'ont jamais quitté la maison.
Georges Frangié, originaire d'Alep, rencontre son épouse arménienne Jacqueline (née Saroukhan) alors qu'elle vient étudier dans sa ville natale. Le couple s'installe à Montréal — dans le quartier Villeray, parce que deux sœurs de Jacqueline y vivent déjà — et Georges, qui a fait mille métiers, ouvre le 15 juin 1976 un tout petit restaurant de quatre ou cinq tables au coin de Jean-Talon et de l'avenue de Gaspé. L'agneau, trop coûteux à importer à l'époque, est absent du premier menu; il n'y fera son entrée, en braisé de vingt-quatre heures, que des décennies plus tard. Georges achète peu à peu l'immeuble et agrandit la salle, lui donnant les allures d'une citadelle d'Alep, arches et portraits de famille compris.
À la mort de Georges, en 2005, c'est Jacqueline — qui n'avait jamais travaillé de sa vie avant la crise cardiaque de son mari — qui reprend la tête de la cuisine, avant de la céder à ses filles Chahla et Tania, cette dernière devenant, malgré elle, «le visage» du restaurant. La carte des vins, montée «pour l'amour du vin» plutôt que pour le profit par Alain Paillassard, compte aujourd'hui parmi les meilleures de la ville. Le menu, lui, a peu bougé depuis 1976: grandes tables, grands plats, cuisine syrienne et arménienne pensée pour le partage.
«Les cuisines syrienne et arménienne sont toutes deux des cuisines de partage. [...] Chaque plat vient compléter le précédent. Il y a quelque chose de magique là-dedans, c'est un véritable mariage de saveurs.»
À commandermenu dégustation, agneau braisé 24 heures, mezzas à partager.
Georges Frangié, born in Aleppo, opened Restaurant Alep on June 15, 1976 — a tiny four-table room at Jean-Talon and de Gaspé — a year after settling in Montréal's Villeray with his Armenian wife Jacqueline. Lamb, too costly to import then, was absent from the original menu. After Georges' death in 2005, Jacqueline — who had never worked before his heart attack forced her into the kitchen — ran the restaurant until daughters Chahla and Tania took over. The wine list, built "for the love of wine," remains one of the city's best. The sharing-style Syrian-Armenian menu has changed little since 1976.
Sources : - Tastet (FR) — https://tastet.ca/critiques/restaurant-alep-gastronomie-syrienne-jean-talon/
- Tastet (EN) — https://tastet.ca/en/reviews/alep-the-best-of-syrian-and-armenian-gastronomy/
- La Presse — https://www.lapresse.ca/gourmand/restaurants/2020-05-11/le-petit-alep-toujours-aux-fourneaux-a-76-ans
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