Fondée en 1968 sous le nom de Caserta par Vittorio Caldarone, parti seul d'Italie à 13 ans. La famille n'a jamais changé la recette.
En 1968, Vittorio Caldarone et sa femme Maria Di Meo ouvrent, rue Saint-Viateur, une pâtisserie qu'ils nomment simplement Caserta, du nom de la province italienne d'où Vittorio est originaire. Parti seul d'Italie à treize ans pour travailler dans une cuisine d'hôtel en Suisse, c'est là qu'il apprend la pâtisserie — les recettes qu'il en rapporte sont encore, aujourd'hui, les seules que la maison utilise. Dans les années 1970, le couple déménage rue Dante, dans le local qu'occupait jusque-là la pâtisserie d'un certain M. Alati; par hommage, ils accolent son nom au leur: Alati-Caserta.
Le commerce n'a changé ni de décor ni de recettes: les vitrines de bois d'origine sont toujours là, tout comme l'absence de places assises à l'intérieur — on mange dehors, sur la terrasse ou au parc Dante voisin, devant l'église Notre-Dame-de-la-Défense, bâtie au moment de la première vague d'immigration italienne. Vittorio Caldarone et son fils Marco en sont aujourd'hui propriétaires; Linda Savoca, l'épouse de Marco, gère la boutique depuis plus de vingt ans. La maison reste ouverte le jour de Noël pour nourrir les fidèles qui sortent de la messe d'en face: «On ne peut plus ne pas ouvrir maintenant», dit-elle.
Les cannoli — ricotta et pépites de chocolat, pistache, tiramisu, limoncello — sont garnis à la commande; le secret, selon Linda, tient autant à la crème qu'à la coquille.